On se calme et et on boit frais

On se calme et et on boit frais

Les deux disciplines nationales où excellent les Français – foot et lever de coude – se trouvent conciliées dans un écrin boisé aux allures de bistrot old school accueillant, qui ne sent ni la sueur ni le soufre : Le Café des Sports. # Emmanuel Dosda

En sirotant notre Amor Fati, bière suisse à la fraîche amertume, nous contemplons l’étroit escalier métallique en colimaçon situé au centre du bar et traversant les trois étages de l’établissement. « C’était une véritable verrue » se souvient Geoffroy, codirigeant du lieu, « mais nous en avons fait un atout, la pièce maîtresse du café, un élément “théâtral” » s’élevant gracieusement après avoir été raboté de quelques mètres et repeint couleur cuivre. Xavier, son collègue, n’en revient toujours pas : « Hormis l’électricité et la ventilation, mon associé a réalisé tous les travaux » afin de réhabiliter de ses propres mains un restaurant idéalement situé, à l’arrière des Galeries Lafayette, entre le Trolley et Les Savons d’Hélène. Banquettes émeraude, tables en marbre, murs recouverts de bois ou de tableaux en ardoise, tabourets au look industriel et chaises façon Thonet : seul un vieux biclou décoratif, un baby-foot opérationnel et un écran géant servant à mater des matchs rappellent le thème – qui n’en est pas vraiment un. Xavier et Geoffroy, anciennement du restau À bout de soufre : « Nous avions simplement voulu ouvrir un lieu permettant de regarder du football tout en buvant de la bonne came, bières artisanales ou vins naturels, ce qui semblait antinomique à Strasbourg ! » Ne restait qu’à trouver un nom, le moins prétentieux possible, un soir de brainstorming animé. Ni bar à concept foireux ni bistrot copiant / collant les rades de campagne des sixties et seventies, Le Café des Sports « reprend certains codes des bistrots d’antan tels qu’ils sont inscrits dans l’inconscient collectif ». Ouvert sur l’extérieur grâce à des grandes baies vitrées, il attire une faune bigarrée, charmée par la déco épurée, l’ambrée Orange mécanique (6,50 € la pinte en happy hours, de 17 à 20h) ou une des cent références de vins naturels (à partir de 4 € le verre). La cuvée du patron ? Y’a plus qu’à, « assemblage d’Auxerrois et de Sylvaner de chez Kumpf & Meyer à Rosheim. Gourmand et très frais. » À vos marques, sprintez !


Le Café des Sports

16 rue Sainte-Hélène

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