On n’est pas bien là ?

On n’est pas bien là ?

Une pause de midi tranquillou avec les collègues ou un dîner coolos entre amis : chez Calmos, l’ambiance bistrot des potes est de mise, paisible, à la fraîche… # Emmanuel Dosda

Avec ses panneaux muraux typiques des bureaux des années 1970 où l’on glissait des fiches colorées, sortes de post-it 1.0, le dernier né du groupe Diabolo Poivre (Tzatzi, La Hache, Square Delicatessen…) a des allures de COGIP. Vous savez, l’entreprise servant de toile de fond à la fendarde série télévisée Message à caractère informatif. C’est cependant du côté de chez Bertrand Blier et son Calmos (1976) qu’il faut aller chercher la source d’inspiration des designers de V8 et de l’atelier graphique Poste 4 (déjà responsables de la super déco du bar Supertonic). Dans ce film décapant, Claude Piéplu donne sa définition de la coolitude et la sérénité : « Chaque bruit compte dans le silence, un oiseau qui s’éveille, une branche qui craque, un chevreuil qui s’enfuit… » Calmos impose la quiétude bistronomique avec une déco soignée, certes un rien “concept”, mais surtout pas vintage toc : « Ça fait quelques années déjà que ce revival “bistrot” existe, mais nous souhaitions contourner l’ambiance vieux zinc qu’on voit partout », nous confie le tandem V8 / Poste 4, fan des « scènes d’orgie de charcuterie » de Calmos. Subtil clin d’oeil au film politiquement inconvenant : une scène recomposée avec plus de 10 000 fiches multicolores où l’on reconnaît les profils de Rochefort et Marielle. Dans l’assiette ? Des plats français épicuriens. Nous avons goûté la poire de boeuf d’une grande tendresse, servie avec des frites (calmos sur les frites congelées, s’il vous plait !). Nous reviendrons tester le boudin, la poitrine de cochon, le petit salé aux lentilles ou les traditionnels poireaux vinaigrette…


Calmos, 69 Grand’rue

calmos-restaurant.com

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