Chauffe marcel !

© Jeroen Adriansens

Chauffe marcel !

Le retour des beaux jours signifie également celui du Printemps des Bretelles. Pour la 22 e édition de ce festival, l’accordéon est une vedette que chaque artiste s’applique à adapter à son style musical.

C’est en alliant, dans une programmation de 110 concerts, des bals et spectacles, avec morceaux classiques et modernes que le festival met en valeur la contemporanéité d’un instrument, souvent associé au passé. Le duo Turfu (21/03) le prouve avec éclat. Composé de Raphaël Decoster à l’accordéon et Matthieu Suchet à la batterie/synthé, le groupe mêle piano à bretelles et musique electro, concoctant un son résolument axé sur la transe. Sur un registre proche, Dakhabrakha (20/03) prend un malin plaisir à assembler compositions folkloriques ukrainiennes et instrumentations africaines, bulgares, orientales, mises en harmonie avec des rythmiques et des sonorités de hip-hop. Cela donne naissance à un alliage que le groupe décrit comme un « chaos ethnique », un univers musical insolite, joyeux et entraînant. Il marque non-seulement par la créativité de ses compositions mais aussi par la mise en scène de ses spectacles, son univers visuel et ses danses au rythme endiablé.

L’instrument à bretelles a été adopté par de nombreuses cultures, ce qui permet au festival, de proposer un voyage aux quatre coins du globe. Explorant l’autre côté de l’Atlantique en guise d’ouverture, l’honneur revient aux Caraïbes, et à l’Amérique latine, avec la compagnie du Tire-Laine (15/03), dont le répertoire navigue entre le chacha, le forró, sans nier ses racines européennes en exploitant la sirba moldave et la tarentelle italienne. La soirée se poursuivra avec Kumbia Boruka, groupe originaire de Monterrey au Mexique, où l’on danse la cumbia colombienne des années 1960 à laquelle le groupe apporte une approche à la fois moderne et fidèle. Dans un tout autre registre, le Printemps des Bretelles accueille The Moorings (22/03) mélangeant folk celtique et rock alternatif créant un cocktail énergique aux saveurs de l’Irlande, leur style faisant écho aux Dropkick Murphys avec qui ils partagèrent la scène en 2014. Le pays des trèfles est également abordé sur une note plus douce : Dallahan (18/03) joue sur des éléments de jazz, de pop, de musique classique ou de funk. Le festival compte également des représentants du jazz, du gospels et des negro spirituals, avec le concert de Marcel Loeffler (en photo), accordéoniste-jazziste bas-rhinois réputé, en compagnie de Lisa Doby et des Nishati Gospel Singers (17/03).


15-24/03 

A l’Illiade (Illkirch-Graffenstaden)

illiade.com

printempsdesbretelles.com

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