L’HOME IDÉAL: SECOND LIFE

Photos de Sarah Dinckel / Studio Vingt Septembre pour Mix

L’HOME IDÉAL: SECOND LIFE

Le majestueux Ficus Lyrata de la blogueuse déco & co. Marina Rodrigues Espiller peut prospérer à l’envi dans son vaste logis avec ses quatre mètre sous hauteur de plafond! Visite du spacieux appartement strasbourgeois d’une chineuse / retapeuse.
# Emmanuel Dosda

Expresso, carreaux de choco et collection de biscuits servis sur un mignonet plateau. Confortablement installés dans un moelleux fauteuil, nous contemplons le lumineux appartement de Marina, femme du monde qui sait recevoir. « J’ai un sérieux côté Bree Van de Kamp », s’amuse la blonde maîtresse de maison qui a davantage de la dynamique working girl que d’une Desperate Housewife. La juriste de formation gère Drøm Home, sa propre agence immobilière, soignant une clientèle pointue en lui proposant une sélection serrée de biens (sous tous les rapports). « Pas de mandats à tour de bras » pour Marina qui profite de son temps libre pour alimenter un blog lifestyle1, et, récemment, véritable excroissance de ses activités professionnelles : un shop virtuel2 où elle expose ses dernières trouvailles pimpées par ses soins.

 

Porte-revue en rotin, assiettes en faïence d’Orchies, cafetière italienne en inox, miroir à bords biseautés : s’inscrivant dans « une démarche d’économie circulaire », Marina chine énormément afin de dénicher des objets utilitaires de seconde main qu’elle décape, rénove et auxquelles elle offre une nouvelle vie grâce à un pinceau, quelques pots de peinture, des recettes de grand-mère et produits de la Droguerie du Cygne. « J’aime les choses qui ont déjà vécu » affirme cette infirmière des choses du passé devant une ancienne carte de la France agricole (signée Vidal Lablache) qui trahit les penchants d’une dégusteuse de bons vins et autres spécialités du terroir. L’intérieur de cette jeune maman de la « génération cocon » ne ressemble en rien à une caverne alibabesque : à l’accumulation, elle favorisera un éventail trié sur le volet. Au sol, une série de Dames Jeannes en verre ambré (sortes de jarres à vin). Contre un mur, une élégante enfilade en teck designée par un Anglais, Victor Wilkins. Marina a longtemps laissé vacant un emplacement de choix, expressément réservé à “la” pièce rare qui allait combler ce vide. Le meuble dégotté au Danemark, reconnaissant, lui fait régulièrement part de sa gratitude avec de grands mercis joviaux de tous ses tiroirs à poignées “sourires”.

 

« Avec ce bracelet créé par Maï de Colnet de la griffe The Marceline, j’ai l’impression d’avoir toujours un peu de ma fille avec moi. Il est doublement symbolique parce que c’est mon premier bijou de maman et qu’il m’a été offert par ma meilleure amie et marraine d’Alice ! En général, je ne suis pas très bijou : je porte souvent les mêmes et uniquement ceux qui ont une très haute valeur sentimentale, comme par exemple ma bague de fiançailles, héritage de ma mamie Maria que j’aimais par-dessus tout. »

 

Ce miroir familial massif, victime de quelques « petits accidents de la vie », ne fait pas franchement dans l’épure scandinave tant appréciée par Marina : il impose ses dorures et sa présence baroque dans un environnement clair et boisé, sans jurer.

 

Ce coin est réservé aux objets que Marina vend sur son site : pots en grès, tasses en terre, linge de table en lin brodé ou coupes à champagne couleur rosée trouvées dans une brocante du fin fond de la Marne, « à sortir les jours de mariage ».


1 woodmoodfood.com

2 woodmoodfood-shop.com

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