LE MÉGAMIX DE CET ÉTÉ

© Emma Birski

LE MÉGAMIX DE CET ÉTÉ

Un max de décibels, de croches, de blanches et de noires. Un mix d’images, de cases, de bulles et de pages : sélection mensuelle sous forme de grand mezze par Emmanuel Dosda.


LES CHANSONS D’AMOURE


De l’émotion premier degré chez les défroqués. Des fleurs bleues chez les rockeux. Deaf rock signe le projet shiny de Julien, Nicolas et Thibault, individuellement déjà bien intégrés à l’écurie strasbourgeoise : Amoure détonne dans le catalogue du label avec sa pop exotique à écouter sur la route des vacances, au volant d’une 2CV verte, le corps tartiné d’ambre solaire indice 50. Piquons une tête dans le 4 titres (et autant de tubes de l’été) du trio qui évoque la nouvelle scène française (Pirouettes, Pépite, Paradis et compagnie) ou les débuts afropop chaloupés de Vampire Weekend. Surfons la Vague, fonçons en compagnie de Claire pour nous offrir un Week-end à Rome, le temps d’une reprise nonchalante de Daho, du Sable chaud entre les doigts de pieds.


Vague
, édité par Deaf Rock


deafrock.fr

 


NOM DE ZEUS!


Ariane ne perd pas le fil et poursuit son exploration graphique des récits mythologiques. « J’adore dessiner des gens à moitié nus en train de combattre des monstres, de boire des coups et s’envoyer en l’air ! », nous confie l’espiègle illustratrice. L’Olympe est habité par des êtres qui naissent de la cuisse de Jupiter ou qui, comme Zeus, échappent de peu au cruel appétit d’un père dévorant sa progéniture par crainte de perdre sa place de Roi des Dieux. Cette aventure épique (réécrite par Sylvie Baussin) où Zeus se venge d’un paternel trop gourmand est d’une belle fluidité. Servie par la ligne très claire d’Ariane Pinel (ex-Arts déco strasbourgeois), elle nous guide dans le labyrinthe olympien où l’on croise l’horrible typhon et les monstrueux Hécatonchires.

 

 

 

 

 

 

 


Zeus, le Roi des Dieux
, édité par Casterman


casterman.com

cargocollective.com/ariane-pinel

 


APRÈS LA PLUIE…


Hello, le soleil brille, brille, brille… dans le jardin verdoyant d’une fillette siestant avec son chien, la tête dans le gazon, devant sa maison. Lorsque Le Vent se lève, la demoiselle sort son cerf-volant, mais les éléments se déchainant, le ciel s’obscurcit, se zèbre de pluie et la scène idyllique se métamorphose. Le tranquille jardinet devient paysage abstrait : Kupka ou Seurat semblent entrer en jeu et le jeune lecteur (dès 3 ans) est séduit par la palette de Marie Saarbach, diplômée de l’École des Arts déco strasbourgeois. Des planches en format à l’italienne, un unique plan fixe pour une image très changeante, grâce à une technique alliant coups de feutres et de stylos de couleur se superposant joyeusement.

 

 

 

 

 


Le Vent se lève
, édité par Seuil jeunesse


seuiljeunesse.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.