HUMAN NATURE

Je suis une armada d'escargots affamés ! Les trous dans la jungle, festin. © Agnès Rosse

HUMAN NATURE

Poursuivant sa réflexion sur l’action citoyenne, Apollonia a imaginé Vivacité, exposition réintégrant le végétal dans l’espace urbain. # Anissa Bekkar

Disséminées entre la galerie et le vaste jardin qui la jouxte, les onze œuvres réunies convoquent arts plastiques, architecture et sciences. Pour interroger la coexistence de l’homme et de la nature, les plasticiens s’inscrivent dans une démarche éco-responsable, utilisant des objets recyclés auxquels ils donnent une nouvelle vie. Démontrant la puissance du vivant et la finitude de l’artificiel, Azara San présente Geodesia#2, plan-relief d’un Strasbourg éternel, antique et futuriste à la fois. Agrémentant cette cité miniature faite de briques et de minéraux, les plantes semées çà et là ont vocation à envahir l’espace, quitte à ce que l’installation disparaisse à terme.

Seconde nature, Marie-Hélène Richard

D’autres propositions explorent les limites de l’agro-industrie, à l’instar de Sang pour cent cotons de Philippe obliger dénonçant l’esclavagisme et la misère sociale liés à la culture de cette bre. Dans un registre plus léger, Paysages post-numériques : Éole de Stéphane Clor reproduit le mouvement et le bruit du vent caressant des herbacées asséchées, redonnant vie à ces feuillages inertes en incorporant la technologie à l’organique. Déclinant les processus créatifs, les artistes se font écho, invitant chacun à repenser sa perception de son environnement.


À l’Espace Apollonia, jusqu’au 02/09
apollonia-art-exchanges.com

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