HOME IDÉAL : LE CERCLE BOUGE

HOME IDÉAL : LE CERCLE BOUGE

Pas d’intérieur à la symétrie parfaite, ni de déco minimaliste : Maxime Pintadu occupe un appart’ biscornu situé dans une charmante cour intérieure. Visite du coquet foyer d’un des trois membres du studio graphique Le Cercle. # Emmanuel Dosda et photos de Laura Sifi pour Mix

La revue collaborative et thématique éponyme, l’identité visuelle de la saison culturelle de Schiltigheim, la DA d’outils de communication de la boutique d’accessoires Papa pique et Maman coud ou du succulent restaurant asiatique Dim Sum Sam. Si la touche du Cercle est géométrique, claire et précise, l’appartement de Maxime, planqué dans un recoin de l’hyper-centre strasbourgeois, ressemble à une demeure de vacances baroco-broc’ aux allures de cabinet de curiosités.

Elle se trouve à l’arrière d’un bel hôtel particulier classé du XVIIe siècle : une maisonnette construite, au début du XXe, pour le “petit personnel” d’une famille bourgeoise. Bien calé dans un fauteuil en rotin type Emmanuelle, Maxime évoque les débuts de l’aventure de son agence aux côtés de Marlène Astrié et Marie Secher (prof à l’école Lisaa, comme Maxime) : les trois M se sont rencontrés à Chaumont, en BTS Design graphique.

Après des parcours les ayant éloignés physiquement durant une poignée d’années, ils montent un projet de luxueux magazine où se croisent divers intervenants “faisant le tour” d’une question. Ainsi, en 2013, nait Le Cercle (le premier numéro portait sur la forêt) et le studio du même nom. « La revue, d’abord réalisée par passion, fit office de vitrine et de portfolio », selon un trio soudé par un béguin commun pour les documents imprimés et un sérieux penchant pour l’œuvre toute en rondeurs de Jean Arp.

Depuis deux ans, Maxime occupe un 50 m² plein de cachet et rempli comme un œuf. Amateur de belles choses anciennes au pouvoir narratif, il est atteint de collectionnite aigüe, se procurant des objets par séries, comme des papillons sous verre accrochés au mur du bureau ou des pendules… circulaires. « J’aime observer mes trouvailles et m’y projeter, comme dans un conte », confie celui qui a accumulé planches extraites de bouquins d’entomologie, estampes japonaises, cartes et globes terrestres chinés ici ou là…

Maxime nourrit son imaginaire entouré de sa lampe Art déco, son miroir sorcière rappelant Les Époux Arnol ni peint par Van Eyck, ses chaises Empire dont il a lui-même refait la tapisserie ou sa statuette de Bouddha ramenée de Bali et exposée sur un secrétaire de voyage démontable dont les tiroirs recèlent sans doute 1001 secrets.
cerclemagazine.com

LE BUFFET DE MAMIE
« Ce meuble seventies avec ses éléments tubulaires, comme les poignées, trainait chez ma grand-mère. Je l’ai récupéré pour son esthétique, sa charge émotionnelle et son aspect pratique : il permet d’y ranger des tas de choses alors que l’espace de ma cuisine est plutôt réduit. J’ai également pris sa corbeille à pain et j’ai complété par l’achat d’une table et de chaises en formica pour composer un ensemble homogène. »

DES LIVRES CLASSÉS PAR COULEUR
« Comme j’ai une mémoire visuelle, j’ai classé tous mes livres selon le système de rangement de Marie Kondo, japonaise qui a inventé une méthode de classification par couleurs. Mon trésor ? Un ouvrage relié de contes de fées d’Andersen illustrés par Harry Clarke, auteur anglais de l’âge d’or de l’illustration, fin XIXe / début XXe siècle, avec Arthur Rackham, Kay Nielsen ou Edmond Dulac. »

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