LE DIABLO CHAUSSE DES NIKE

LE DIABLO CHAUSSE DES NIKE

Graffeur au sein du collectif Macia Crew dans les nineties, Jaek el Diablo est une des stars du street art de Stras’, exportant son style jusqu’à NYC. Visite de sa boutique éphémère, véritable musée de la sneaker. # Emmanuel Dosda

Street artist, DJ, skateur, créateur de la marque de fringues Vicius (clin d’œil pun- ky à Sid), organisateur de la Block Party dans le cadre du festival Contre-Temps, passionné par la soul, la planète rap (NWA, De La Soul, Beastie Boys, mais aussi les gars d’A$AP Mob) et la culture hip-hop en général, Jaek, grosses lunettes fumées sur le nez, nous reçoit dans son antre. Il s’agit d’un espace jouxtant son atelier, à deux pas de la Cathédrale. Une véritable caverne d’urban Ali Baba : des toiles pop largement inspirées par Roy Lichtenstein et l’univers des Comics aux murs (proches de la déco qu’il a réalisé pour Le Phonographe), des sapes signées Supreme, Obey ou de sa propre griffe pendus aux portants et des baskets, beaucoup de baskets, un peu partout. On remarque une paire d’Air Force 1 customisée par ses soins façon Wu-Tang Clan, avec le logo du groupe gravé au laser, likée par Raekwon himself sur Instagram. Juste à côté, d’autres sneakers sont flanquées du monogramme Louis Vuitton, hommage de Jaek à Dapper Dan, un de ses héros : « Dans les eighties, ce tailleur de Harlem habillait les gangsters du quartier, mais aussi Salt-N-Pepa ou Run D.M.C., avec des créations XXL siglées Vuit- ton ou Gucci… qui lui intenteront des pro- cès. Aujourd’hui, alors que le street wear connaît un engouement sans précédent, Gucci est venu le rechercher pour travailler sur des projets de collab’ ! » Jaek el Diablo adore les histoires de ce type, il en a plein les poches de son baggy. « C’est dans l’ADN du hip-hop : voler des choses et se les approprier, les sampler, les remixer », s’enthousiasme celui qui réalise des T-shirts “bootleggant” les pochettes de disques de Raekwon et Metallica. Au fond de la boutique, des sneakers en veux-tu en voilà, plus ou moins vintage, rassemblées en un coin dépôt-vente. Avec des secondes mains allant de 80 à 500 €, les addicts savent où aller pour shopper des raretés… et échanger avec un Jaek bien dans ses Delta Force, jamais avare en anecdotes sur ses pièces collector.

Le V Store de Jaek El Diablo (2 rue des Écrivains), ouvert le samedi de 14h à 18h et sur rendez-vous

/Vsneakerstore

Exposition de Jaek el Diablo à la Bras- serie Wow (32 rue du Jeu des enfants)

brasserie-wow.com
jaekeldiablo.com

Photo d’Alex Florès pour Mix

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